3.10.10
lullaby
15.9.10
crawled out of the sea.

Le 1er juillet. Ça a commencé le 1er juillet.
C’est facile à retenir tsé. Le premier.
Un noeud dans les tripes, une peur des vertiges qui ne m’avait jamais habité avant dans l’ventre. Ça a commencé à s’installer doucement, à prendre niche dans mon corps sans trop me déranger l’âme, à s’abriter dans mes poumons sans trop m’couper le souffle. La vie déambulait sans trébucher.
Le 1er juillet. Ça a commencé le 1er juillet.
J’me suis hissée jusqu’à la toute pointe de mes pieds, tenter de m’assumer plus grande que la vague qui prenait forme dans mon estomac. Relever le menton et haleter vers le haut, les deux yeux qui nagent déjà, haleter vers le haut jusqu’à ce que la vague n’avale que ce qui traînait de mes tracas depuis un moment déjà. «Prendre sur moi»
Le 1er juillet. J’me rappelle très bien, c’était le 1er juillet.
J’lui faisais face, les talons en l’air, les orteils sous terre, le menton bien haut dans une fierté juvénile, le menton bien haut, mais encore sous le sien.
C’est ce soir de premier d’mois là que j’ai senti ma plume me glisser des doigts, filer de ma paume comme une fugue mal dissimulée. Du haut de mes orteils j’ai bien tenté de l’attraper comme on tente de sauver une facture de table secouée d’un coup de vent, j’ai fermé le poing, satisfaite, pour ne retrouver que notre histoire au creux de mes lignes.
J’ai troqué ma plume pour notre bonheur, ne sachant écrire la vie qui se met belle, ne sachant décrire ses mains qui me dessinent, ne sachant maudire ses sourires.
Je n’sais pas où débuter les recherches. Mais je la retrouverai bien bientôt. Y’a une histoire à honorer. Y’a quelque chose de grand à raconter. Promis juré bisou.
drumming song.

Se déshabiller, jusqu’à se retrouver complètement nu, rétrécir, glisser dans le trou du bain, laisser ses doigts courir comme on fait battre ses jambes sous la pluie un soir de tempête, en maudissant le ciel de se déverser , mais en le remerciant du même coup de nous exorciser. En le remerciant pour les soupirs... libération. C’est ça écrire, se secouer, vomir ses galères en barbouillant de noir le trop blanc d’un syndrôme.
Ça urge, un cri après minuit, une faim qui te donne la nausée.
Un mal nécessaire. S’exorciser l’coeur, fuir son calvaire en le couvrant d’encre et s’y replonger plus tard, le mâcher, et l’avaler.
Me déshabiller, jusqu’à me retrouver complètement nue, me grandir, glisser sous ses draps, laisser ses doigts courir comme on fait battre ses jambes un orage d’été, en riant comme au cinéma, par nuits chaudes les corps trempés n’ont rien à maudire. On remercie le ciel pour les soupirs nocturnes... Abandon. C’est ça l’aimer, me secouer, ravaler mes galères en dessinant de blanc le trop noir de cette ancienne vie.
Ça urge, un cri après minuit, une faim de lui qui m’fait battre les entrailles.
Un bien nécessaire. Se remplir l’coeur, fuir son insécurité en le couvrant de baisers et plonger le bleu de mes yeux de mer dans le vert de ses yeux parfois trop terre à terre.
Apprendre à écrire mon bonheur comme on apprend à dire je t’aime.
21.8.10
august is over.
28.6.10
i want you to notice

J’ai eu envie de continuer ma course sans lui, l’écarter de mon chemin et faire battre mes jambes en plein orage, le danger de s’arrêter est grand quand on va si vite.
Un peu amochée, les genoux ensanglantés et une envie de pleurer.
Courir jusqu’à d’autres ayant la même destination.
Courir avec le cœur qui fait un tout un tapage. L’idée de m’ouvrir la cage et de le libérer de ma poitrine comme Gnarls Barkley dans son clip Who’s gonna save my soul m’était géniale.
M’ouvrir la cage thoracique, m’arracher c’cœur et le lancer sans trop de force en espérant que le coureur derrière moi le recevra en plein visage et qu’il s’en étourdira. Qu’il en tombe au sol et le garde bien serré contre lui jusqu’à ce qu’il me rejoigne pour mon opération à cœur ouvert.
Ct'un peu ça que j'avais en tête au dernier match. En t’voyant courir derrière moi. Rattrape-moi donc...
10.6.10
take a chance on romance

À deux envers et contre nous on s’disait qu’on avait qu’à suivre les règles du jeu que d’autres avaient statuées pour nous. D’autres qui ont eu tellement mal, d’autres qui ont préféré fermer les yeux et s’endormir sur la cruelle mélodie du générique final. Les imiter. Les jouer. Banaliser. On n’se trouvait que quelque part dans le palmarès des histoires éclatées.
Histoire éclatée après avoir été écrite sur nos draps de papier blanc. De nos laideurs à notre intimité, de nos éclats à nos grands feux, tout aura été composé, encré, semi-publié.
Et y’a une âme à qui on venait d’arracher une aile qui s’est retrouvée à nicher dans notre lit manuscrit. Qui en a fait la lecture, avec nous pour protagonistes violés devenus spectateurs.
Spectateurs sonnés, pris, comme envoûtés qu’il dit, comme troublés que je dis.
L’âme ulcérée s’est mise à pleurer. Un puissant rappel de ce qu’elle subi, une émotion venue de l’indescriptible beauté de tout ce qu’on s’est dit, une rage de nous imaginer divisé que je me plais à supposer.
Bornés à l’idée de se crever, de s’écraser, mais dans l’incapacité de se défaire du caprice de nous aimer.
À la grande quête des envies, à l’étude des prochains virages, dans cette histoire il faut s’oublier le crâne et se faire taire pour de bon. La confiance aux regards, la relecture des phrases bercées pour l’autre, l’impossibilité de s’exorciser.
Au risque d’un malheur on aura tout tenté.
Juste parce qu’on sait bien que le malheur qui nous sera jeté à la pensée d’être passé à côté est bien plus effrayant.
Au grand dam du bonheur on aura tout essayer
Katherine Pancol a écrit, « Le bonheur, on l'attend toujours avec une majuscule, mais il vient à nous sur ses jambes frêles et peut nous passer sous le nez sans qu'on le remarque. »
Parce qu’on le cherche trop, parce qu’on se dit que ça n’peut pas qu’être ça et qu’à quelque part y’existe un endroit sans zones grises, tout en blanc, tout en blanc tout le temps. Mais t’as pas un sou et les humeurs dans la balançoire. Mais j’suis une sale princesse qui ne sait pas trancher entre la femme et l’enfant. Mais on est pas banal.
Aujourd’hui j’t’offre le bonheur sur ses p’tites jambes, avec mes mots parfois plus grands que moi, avec mon âme toujours toute nue devant toi. Tu vas quand même pas refuser ça.
6.6.10
22.5.10
27.4.10
I find you stunning, but you are running me down.

9.4.10
6.4.10
simple as it should be.
Comme des milliers de petits morceaux de glace
Son regard coule et puis laisse une trace
Sur ceux qui vont le croiser, fondant sur place
La fixant sans rien dire et perdant la face
Et puis, quand elle bouge, plus personne n’ose
Remettre en question les charmes qu’elle posent
Sur la piste, comme un voile, un jardin de roses
Aux parures épineuses qui croît et s’impose
La nuit qui résiste devant elle se penche
Dessine à la plume les lignes de ses hanches
Cambrant ses propos tout en sachant rester franche
De la fille à la femme ; c’est elle qui tranche
Complexe mais pure, dure mais tendrement
Comme les empires et leurs doubles versants
Elle provoque cette pluie de mots troublants
Que tombe mon averse ! car c’est moi l’enfant…
Gâtée par la vie qui lui donne sa présence
C’est plus qu’une image, mieux que ce que l’on pense
Perdue parfois a cause de sa différence
Elle gagne, sans chapeau, le concours de danse
Elle pense que tout chez elle est banal
Elle me répète d’un ton horizontal
Qu’il n’y a rien a dire, qu’il serait fatal
D’écrire sur elle en un coup de cymbale
m.l.
27.3.10
1.3.10
call it off.

Ma chambre est inondée du bruit de ma vie, mélodie rageuse et rythmée selon les humeurs. Y'a le silence de mon décor glacé qui tente de faire taire tout ce vacarme, qui tente de me ramener vers une accalmie probablement libératrice. Mais pour le moment y'a rien à y faire. Ce tapage est nécessaire pour m'faire oublier que son silence m'est insupportable et que le mien requiert tant d'efforts.
9.2.10
many the miles.
