30.9.09
losing sleep.
23.9.09

Pourquoi les nuages se déplacent.
Parce qu’ils en ont le pouvoir. On pourrait penser ça. C’est facile. Si on pouvait nous aussi s’envoyer dans les airs comme bon nous semble, on aurait vu du pays depuis longtemps. Du pays, d’la terre, de l’océan et tout ce qui constitue leur plancher. On pourrait croire qu’être aussi vaporeux et léger qu’eux, on ferait de même et on filerait à toute allure, changer de direction suite à une erreur de parcours, changer le mal de place parce que ça fait du bien, changer de voie pour accélérer le trajet vers la victoire, peu importe sa nature. Les nuages se déplacent pour tuer le jugement. S’ils planent au-dessus de l’Amérique et qu’Obama les emmerde, ils se mouveront vers le Québec pour réaliser que les politiciens sont tous des emmerdeurs, peu importe le ciel qui les couvre. Ils se déplacent pour notre bien. Quand on y réfléchit un peu, ils régissent un peu nos vies ces grosses ouates. Si elles décident de voguer en choeur, notre moral est à plat par tout le gris qu’elles nous envoient. Et si elles feelent solitaires, leur distance laisse place au soleil et fait naître de belles journées pour les humains. Ou encore mieux que ça, les nuages se déplacent pour faire travailler notre imaginaire. Quand ils nous voient étendus dans une herbe verte, ils se collent et se décollent pour créer toutes sortes de formes auxquelles on donne des noms d’animaux, de créatures inventées ou de banalités de notre quotidien. Les nuages se déplacent pour nous, et pour leur fun à eux. Combien de fois on a entendu un enfant affirmer qu’un jour il aimerait bien faire un tour sur un mouton blanc céleste pour voir le monde. Dans le fond c’est peut-être juste ça, ils se déplacent pour aller voir le monde, le Monde.
cosmogonie. rédac. 10 minutes. coll. amylie.
14.9.09
rock the beat.
31.8.09
we built this city.
26.8.09
sky.
24.8.09
22.8.09
lose all control.
On est le 20 août. J'sais pas quel jour de la semaine on est, j'reviens d'un long voyage et j'suis mêlée, «sur le décalage horaire» que j'dis à tout le monde, mais c'pas vrai, ça n'm'affecte jamais ça, ce n'est qu'une excuse pour mes incongruïtés.
On est le 20 août et ça fait 17 dodos que j'attends cette date-là. Il fait chaud dehors, un beau soir d'été, j'trouve ça le fun. J'me dis que j'devrais porter un short blanc pour montrer mon bronzage et mes plus hauts talons en espérant qu'il me dépassera toujours de quelques pouces. J'suis superficielle. J'mets 40 minutes à me préparer. J'sens bon. La musique joue ben trop fort dans ma chambre, mais je n'en pouvais plus d'entendre mon coeur se débattre pour sortir de ma poitrine et me traîner par la main pour que j'accélère.
J'embarque dans ma voiture 15 minutes en retard dans mon horaire. Y'ont mis de l'asphalte neuve sur la 132, ça roule ben en criss. La belle alphalte efface mon retard et j'arrive pile à l'heure. L'heure des retrouvailles, des cris hystériques et des yeux plein de paillettes. L'heure de tout se dire en fast forward, y'a le temps à rattraper, un été nous a séparé, pis une gang de filles, tu sépares pas ça trois mois de temps.
- blah blah blah.
(sourire. éclats de rire. 2 becs. sourire. x2.)
La nuit pour complice, les constellations s'entassent et je passe la porte de ce bar jamais assez bondé avec une nouvelle assurance achetée en Europe. Deux mots, deux drinks. Sky's the limit. J'm'avance sur ce plancher de danse que j'ai trop de fois martelé de mes pas en me secouant les cheveux, admirant mon escouade déjà sur place. La tête par en arrière, les bras en l'air et ma voix qui s'élève, j'ai envie de crier à ma nouvelle liberté.
Entre deux sourires échangés entre amis de bien trop longue date, son parfum me prend au coeur comme s'il me tenait par derrière, sa peut-être présence dans l'endroit me secoue. Je me presse à sortir comme si je manquais d'air et son reflet se dessine dans le coin de mon oeil droit. Les mains dans les poches je me flanque devant lui. Il s'est levé de son siège comme au ralenti, je l'ai attendu une éternité il me semble, y'est venu m'embrasser. On avait tout à se dire, aucun mot n'était que calibre pourtant, et pour l'instant, on s'en foutait.
Les mains dans ses poches, j'le gardais avec moi pour la nuit...
I gotta feeling that tonight's gonna be a good night.
Ses bras autour de mes épaules, j'reconnaissais tous les visages qui m'entouraient, et la vie était belle en esti.
J'voudrais raconter la suite, tout ce qui s'est dit, tout ce qu'on a trouvé drôle, j'voudrais raconter que V a oublié ses clefs dans son char, que J nous a fait éclater de rire à plusieurs reprises, que l'autre V avait une chance sur 5 de faire l'amour ce soir-là, que les deux hommes de ma vie étaient là, et que c'est tout ce que j'demandais, qu'on m'a payé trop de verres, qu'on a veillé sur le perron trop longtemps, que mes deux chansons préférées se sont enchaînées et qu'on ne s'est jamais couché, mais j'préfère me taire.
J'vais me préparer. On sort ce soir.
25.7.09
no past land.

13.7.09
There is no place like home. Can we really be ourselves outside of it?
26.6.09

C’est plein de poussettes, d’enfants nés d’une vague. C’est plein d’enfants et de personnes âgées qui se nourrissent exclusivement de glace et de barbe à papa sur un vieux quai décoré d’un carrousel et de quarante-huit machines à sous.
Ça semble être le lieu d’évasion de bien des hommes et des femmes en quête d’une dernière folie avant de se passer l’anneau au doigt, on dirait aussi que tous les rejetons de cette société anglaise y ont trouvé leur terre d’accueil. Les ados n’ont aucune pudeur et ne manquent pas de panache, leur délinquance transpire dans les bars entassés sur les rues comme s’ils se soutenaient les uns sur les autres, leur indifférence transparaît dans chacun de leur mouvement et cette période de passage vers la vie de grande personne ne semble jamais se terminer. Une odeur de liberté se mélange à ma peau parfumeé à l’écran solaire et à l’aloès. C’est que le soleil tappe fort ici.
C’est vide d’âmes grises comme la mienne, celles qui flottent ici se retrouvent probablement doré par les rayons qui fuient entre les pierres blanches et jaunâtres de cette interminable plage. Mes ongles prennent une teinte rosée, et mon âme a l’air de doucement faire de même…
Tranquillement, les idées se transforment avec les marées. Un peu plus rapidement que prévu, des visages s’embrouillent et d’autres alimentent les instants d’ennui. Bien trop vite, je grandis d’un pied et je saisis le bonheur de la main gauche...
tied down.
Tu dois même pas savoir que les filles aiment être embrassées sous la pluie, mais qu’elles le regrettent quand tu regardes ensuite leurs cheveux avec un drôle d’air, que des fleurs offertes sans aucune raison, ce n’est pas louche, c’est 30 points boni, qu’une facture au restaurant ne se divise pas en deux et qu’une porte tenue ouverte, ben c’est encore ben correct.
Non, toi t’es le genre de gars qui crache sur les histoires et embrasse les idylles. Le type qui s’en fou, qui ne remarque que les gains de poids et les erreurs capillaires, qui a peur des femmes… mais qui ne pourrait dormir sans elles.
Le genre de gars à qui on s’interdit de penser, pour une nuit ou pour la vie. T’es l’inaccessible, t’es l’invincible, t’es l’homme-enfant, t’es celui qu’on ne veut pas, qu’on aime détester et qu’on déteste aimer.
T’es celui qu’on ne regarde pas dans les yeux trop longtemps, une question de secondes et il est trop tard. Ton odeur dans les narines malgré tout ce qui flotte dans l’air, ton visage dans le crâne malgré la foule qui dérange, toi qui réussit à se faire entendre même en chuchotant et tes mots qui martèlent malgré le vacarme qui enrage.
T’es pas le bon. Mais j’sais que t’es le mien.
Eh merde.
Tu me permets de continuer de te garocher des mots par la tête?
19.5.09
heartbeat.

Je l'attendais dans ma voiture. Missy Higgins devait jouer... ou A Fine Frenzy... De toute façon, The Special Two ou You Picked Me, les deux me faisaient penser à lui... Je l'attendais face au fleuve, les genoux repliés, à 19 ans je réalisais la chance que j'avais de vivre dans ce paysage que des milliers de gens paient des milliers de dollars pour venir voir...
17.5.09
16.5.09
necklace



