21.2.09

Imparfaite. 

1-0 la vie.

19.2.09

grey room.

Entre toi et moi, sur le divan IKEA qui a trop vu de larmes, de baisers, de gens différents et de fous rires pour sa jeune vie, y'avait un fil invisible. Un fil conducteur de ton coeur au mien, un fil défectueux, qui griche un peu, la communication se fait pas, un mur d'incompréhension et tout un fleuve de larmes qu'on tentait de combattre en baissant le menton et évitant le blanc des yeux de l'autre. Entre nous, j'trouvais pu la longueur d'ondes, j'avais une longueur d'avance, je le savais, et le temps que tu me répondes j'avais changé de fréquence. Si pour moi tout mène à une certaine évidence, toi tu flottais dans ta naïveté, dans ton enfance. 

Pour que tu me suives et retrouve le battement de notre histoire paradoxale tellement tordue qu'elle avait sa place au bord du téléroman, j'te l'ai racontée du début, du plancher de danse où nos corps tressés ont commis l'irréparable, du commencement de la partie avec ses règles et ses contraires, en passant par la violence de tes mots une nuit de janvier, en glissant sur mon insistance, en m'attardant sur notre auto-destruction, sur ta façon de me tenir la tête, de fourrer la tienne dans le creux de mon cou, sur ma manière de mettre mes deux mains dans tes poches, de tirer sur ton t-shirt et coller ton torse au mien, j't'es redis à quel moment le personnage improvisé du sentiment est venu se mêler de me troubler, j't'es expliqué mon calvaire du mieux que j'pouvais, j'ai mis la faute sur ton silence, tu l'as mis sur notre insouciance. 

On s'entendait pour dire qu'on ne pouvait vivre l'un sans l'autre, on s'entendait pour dire que notre plan avait échoué. J'voulais que tu te mettes à genoux, que tu cris, que tu me laisses pas partir, et j'voulais m'enfuir, avaler la pilule rouge pour t'haïr, tirer un trait sur toi. J'avais envie que t'aies peur, que tu réalises qu'à tout moment je peux disparaître, j'avais envie que tu me donnes de l'importance, que tu sois incapable d'imaginer un futur sans moi dedans, en couleurs, j'avais envie d'être égoïste, j'voulais te guérir du mal qui barbouille ta vraie nature avec mes lèvres pour seul remède. Et pendant que tu t'effondrais, que t'avais l'air d'un enfant perdu sur ce divan qui avait supporté tant de nos crises, je mourrais en essayant de ne rien laisser paraître. Je faisais comme si je t'avais rayé de ma vie, comme si tu n'étais plus qu'un ami. Rien que ça, un parmi trop d'autres, jeté de ton podium, poussé de mon piédestal. Je ne laisserai jamais rien paraître, mais si tu savais à quel point c'est plus facile de te sourire que de te maudire. Je me torture à croire qu'un jour ça reviendra, qu'un jour tu referas de moi ton secret, je me torture à savoir qu'il n'y a que moi dans cet état. Ce soir-là, c'est toute la peine du monde qui tombait du ciel. Ça ne nous empêcha pas de délaisser ce divan et de sortir laisser la trace de mon combat dans la neige de la rue Ahmerst.



(«Sometimes days are so hard to survive, a million ways to bury alive.» - Kiss)


18.2.09


«J'me sens écrivaine depuis j't'ai rencontré. 
Ton histoire est la mienne, Montréal pourra témoigner.» 



J'ai envie de te bouder. 
Les mots que tu m'as fait écrire n'ont plus de sens ce soir. 
Mais je t'aime toujours tu sais.
fuck. 


PS: Et si on s'était offert le corps et l'âme à la fois? Et si... 




moffatt. 

From P. to J. 
Here's something you did not know:
Some girls wish they were you. As pretty, talented and well surrounded as you. I tried to be someone else a thousand times, I failed every single time. 
He loves YOU the most.

Here's another thing you did not know:

Writing is easy. You'll see. Another sweet addiction. 
Enjoy. And good luck. Do not follow anyone. Create. 


11.2.09

Belief - Gavin DeGraw
Citywide Rodeo - The Weepies



Journée londonienne, des bottes d'automne qui barbottent dans les flaques de la mauvaise saison, c'est décidément vêtue de gris et trempée d'Est en Ouest que Montréal est la plus belle. Qui vivre est plus facile, qui exister est moins complexant. 


Le journal de ma vie, encore à la recherche d'une intimité à partager, a été exposé sur scène, a été secoué de mouvements et soufflé de poumons d'inconnus aux âmes plus grandes que ce que la vie a à leur offrir. Les épaules vers l'arrière et le menton en avant, complètement ouverte, au diapason avec les propositions de chemins de vie qu'on me projettait, j'ai revu le frisson dans mon dos, j'ai revisionné mes joues se rosir, j'ai regardé le vertige dans le blanc des yeux. Et l'aridité de mon coeur m'a sauté au visage. Et mon trop-plein de souffle m'a dérangée. Me lever de mon siège et courir. Courir jusqu'à m'essoufler, courir jusqu'à me retrouver le souffle coupé. Jusqu'à atteindre un semblant d'enivrement. L'absence m'enlace et me lasse. L'exaltation des premiers jours, le trouble de l'instant, la névrose, la folie, les tremblements, le temps qui se pousse, le temps qui se bute, les hauts le coeur, les coups de coeur, les battements de coeur...



L'enfant prise dans un corps de femme a fait place à la femme coincée avec l'âme de l'adolescente amoureuse, et sans penser à personne elle murmure: tu me manques. 




Des milliers de baisers un à un de mes lèvres à tes lèvres déposées
Des millions de moments instantanés de bonheur effacés, disparus en un battement de coeur
Des milliers de mots doux sur des pare-brises envolés
Numéros composés sans jamais oser parler
Bouts d'aveux déchirés dans des corbeils à papier, les défroisser, les recoller, lire et les garder.
Des milliers de caresses au millimètre carré
Des milliers de cris, de souffles à nos bouches échappées
Tant de ciels effleurés, touchés, sommeil emmêlé
Prier comme si tout ça n'avait jamais été 
Je voudrais que vous ramassiez dans des grands sacs poubelles 
les paroles oubliées, des plus banales aux plus belles, 
qu'aucun ne se perde de ces instants si précieux
Ces phrases ont été dites, ces moments ont eu lieu. 
Toutes enregistrées, ajouter le son, les odeurs
ADN, empreintes, mais que jamais rien ne meurt. 
Ce million de films de nous n'est pas du cinéma...
Toutes les scènes perdues que l'on ne jouait pas. 
Sincère, démasqué, fragile et vrai de candeur, nous revoir ainsi nous rendrait peut-être meilleur. 
Des milliers de baisers, en un clin d'oeil... oubliés. - Goldman.



77 millions de coeurs solitaires. 

7.2.09

(closure)

I wish I was your favorite. 
I wish you thought I was the reason you're in the world. 
I wish my smile was your favorite kind of smile. 
I wish the way I dressed was your favorite kind of style. 
I wish you couldn't figure me out but you always wanted to know what I was about. 
I wish you'd hold my hand when I was upset. 
I wish you'd never forget the look on my face when we first met. 
I wish that you needed me. 
I wish that you knew when I said two sugars I actually meant three. 
I wish that without me your heart would break. 
I wish that without me you couldn't eat. 
I wish I was the last thing on your mind before you went to sleep. 

Pour nous. Pour hier soir. Pour hier tard. Dans le sous-sol. 

Et c'était la dernière fois que j'en parlais.
Du moins ici. 

2.2.09


J'arrive entre ce que tu es, ce que tu dégages et ce que tu crois être et il y a beaucoup trop d'espace
De l'espace à ne jamais se trouver, à douter pour toujours, du fond de vérité...
De l'espace entre ce que j'ai cru et ce qui est. 
Mais c'était si beau vu de loin, j'en suis presque tombée. 
Je croyais te lire, mais entre ce que tu es, ce que tu dégages et ce que tu crois être il y a beaucoup trop d'espace. 
De l'espace que toi-même ne sait habiter, que tu perds à toujours douter
À tellement te mentir, tu finis par te croire 
Mais c'était si beau vu de loin, on croyait presque que tu ne faisais qu'un...
C'était si beau vu de loin, un moment j'ai même cru que c'était toi... mais tu n'étais pas là. 
- espace. amylie.
 
My life's fucked up. And you fucked it. 
(fiction.)


9 juillet 2009. Alicante. Espagne. 

- T'as tu chaud toi?
- Non... J'suis bien là. Pourquoi?
- Parce que moi oui.. je me meurs. 


Tu venais de débarquer ici. Sans m'avertir. Sans email, sans carte postale.. quelque chose. T'as osé sortir de ton Plateau et te pointer ici. Sans savoir que si j'suis partie, c'est pour te fuir, si j'suis ici, c'est parce que tu me nuis. T'es con. T'as roulé vers l'aéroport en rêvassant, moi j'laissais ma trace dans c'pays en t'effacant. T'as pas vraiment le droit de te permettre d'arriver ici comme ça. Avec tes valises pleines d'Elliot Smith et des Weepies. Avec ton odeur dans l'air qui venait tout juste d'enfin me quitter la peau. Avec ta beauté beaucoup trop évidente sous ce soleil d'Europe. Tu peux pas me faire ça. Sans remords, je te demande de booker le prochain vol pour Montreal. Ou va t'éclater en France, j'en ai rien à foutre. Mais va-t'en. Ça allait. Je change ici. J'ai troqué mes robes noires et mes talons vernis pour une robe blanche et une ceinture de cuir. Je me lève tôt. La lumière ne me fait plus peur. Je me lève tôt et j'parcours la ville jusqu'au bout, à pieds, jusqu'où les touristes se bousculent et que les rues se tortillent. J'suis d'ici maintenant. Loin de toi. Loin de nos calvaires. J'me sens libre depuis que tu m'as libérée de ton étreinte. Tu me frustres. Pars esti. J'y crois pas à tes sacs de faux bohème et ton aventure d'égocentrique. Ton périple en surprise mal réfléchie. Sors de cette auberge pleine à craquer de fugueurs en mal de l'âme. Tu vois bien que t'as les yeux qui brillent trop pour ce genre d'endroit. T'illumines l'étage. Non, franchement sors d'ici. Ton corps ne me suffit plus. Ton odeur me dérange et ce que tu dis me rejoint plus. J'ai grandi. L'enfant que tu tenais par la main est mort quand tu m'as déserté. Et dans ma nouvelle vie de grande fille j'suis partie en guerre contre toi. À distance. Loin, loin pour que tu me suives pas. Alors j't'en pries. Retourne à la maison. Je faisais du bon boulot avant que tu viennes me déranger. 


- Hé... Pourquoi t'es là?.. J'veux dire, pourquoi t'as fait ça?
- ... Je sais pas. Pour vrai. J'ai suivi une pulsion..T'es pas contente? 
- C'est fini. Et c'est ta faute. J'veux dire... C'est ton move. J'comprends pas ce qui t'as pris. 
- J'y est même pas pensé. Ça se pouvait pas la vie à Montréal avec toi qui est pas là. J'me suis pas posé de questions j't'es suivi. J'm'excuse. 
- Ouais. Tu peux pu me suivre comme ça. 
(Ça me tue à chaque pas que tu fais) 


De toutes mes forces, du haut de ma vie, j'aurai tenté de te fuir, de me verrouiller le coeur et me fermer les paupières. Je vais toujours courir et me cacher jusqu'à ce que tu te décides à me chercher. Au-delà des galères, des envies d'haïr, au-delà des tempêtes et à dos de p'tite cuiller jusque de l'autre côté de l'océan, jusqu'à l'autre rive, je t'aimerai à contre-courant. 


- J'suis désolée. Tu peux pas rester. J'peux pas me faire ça. Avancer au gré de tes vagues d'humeur, suivre le courant de tes battements qui manquent sérieusement de rythmique. Je vais crever. 


Et c'est ainsi que, les cheveux en chignon, les joues en feu et les yeux à marée haute, je te laissai là, près de ce quai-là, qui craque d'un trop plein de souvenirs... à mon tour, je te laissai là. Perdu. Une aile en moins. 

26.1.09

sleepwalking.

This is more than I can take
My love, I don't wanna let you in
To be another mess to me 
I don't trust me with loving you



«Tout est plus clair, plus facile, quand je dors. Personne pour me donner tort. Je tire les fils. J'ai le droit.»



Et quand je dors, j'te domine, j'élimine ce que j'aime pas de toi, tes silences, ton calvaire dissimulé dans ton bonheur. Quand je dors ton image est clair, pas toute floue, pas embrouillée comme en plein jour. Quand j'dors tes gestes sont les mêmes, exactement, précisément les mêmes que ce soir-là, dans ce bar-là, plein de gens sans visage, vide de tranquilité dans ses couloirs, un calme que je chercherai toujours dans le chaos de notre pseudo-histoire, dans mon rêve tu me prends la joue droite de ta main gauche et occupe ta main droite sur ma hanche gauche, tu me fais face, ton nez posé sur le mien, ton odeur qui nous enlace et me fait balancer la tête vers l'arrière pour t'avoir dans le creux de mon cou et te faire remonter à la surface de mes lèvres roses, que tu y cramponnes les tiennes jusqu'à ce qu'on nous dise de dégager, jusqu'à ce qu'on nous surprenne en flagrant déli d'éphémère tentation. Jusqu'à ce que tu retrouves ta raison, loin de la mienne, à 1000 lieues de mon désir d'enfouir mes deux mains dans tes poches pour le reste de la soirée. Dans mon rêve, dans ma routine nocturne, tes gestes sont les mêmes, exactement, précisément les mêmes que cet après-midi là, dans ce métro sale là, plein de gens qui en ont rien à foutre de mon corps qui s'engourdit à chaque gorgée de ton odeur, à chaque pas que t'ose faire vers moi, dans mon rêve tu me laisses encore accrocher mes bras autour de ton cou, tu me surprends du même baiser au coin de mon oeil droit, et j'ose le même mouvement, et j'me permets tes lèvres de la même façon. 

Et de la même manière, mon cellulaire me dérange de sa sonnerie, c'est toi. Et tes mots ne sont pas les mêmes qu'il y a un instant, encore servie par le sommeil, non ils ont perdus de leur douceur, de leur effet de baume. 
T'es brutal dans ta gentillesse. T'es cruel dans ton amitié. 

Day Dreaming. 



Tout est mieux quand je dors. 

25.1.09

thinking underage.

J'voudrais te faire vieillir. J'voudrais te faire disparaître de ta génération. Te faire rebondir dans le futur, te voir aterrir dans un monde où les déchirements de l'adolescence paraissent futiles. J'voudrais que ta posture s'améliore, que tu relèves le menton et retrouve ta carrure. 

J't'écoutais me parler de ta crise, j't'écoutais le soupir de l'amoureux qui se fatigue, et dans mon crâne j'me disais que l'adolescence ou ce qui s'en suit nous magane, que notre âge est ingrat, qui a une décennie qui a pas d'allure dans le chemin de nos vies. Qu'on est trop jeune et surtout pas prêt pour l'amour. Du moins le sérieux. Parce que l'amour ça devient sérieux après 16 ans. Parce que l'amour c'est de l'ouvrage quand t'atteint l'âge fatal où trouver ta paire est ton grand défi d'adulte débutant dans le domaine. Parce que l'amour c'est du travail à temps plein quand lorsqu'on est même pas capable de dealer avec toutes les émotions qui se bousculent dans un coeur qui refuse de se muscler, on se mêle de s'occuper du paquet de sentiments en constante contradiction d'un autre. Aussi mêlé que nous. Aussi pressé de trouver partenaire. On est des gamins. On y connait rien. On nage dans un bonheur conjugal des plus juvéniles, on se fait de promesses de jeunesse, mais on y connait rien. On sait même pas ce qui provoque nos flots de larmes, on comprend même pas ce qui vient alterner le rythme de nos battements, on digère encore notre enfance qu'on prétend être assez adroit pour user de bonne stratégie dans le jeu de l'amour. On est des enfants. On peut pas se faire ça. On sait même pas ce qu'on fera quand on sera grand qu'on se permet les grands déchirements. On peut pas se faire ça. 

J'voudrais que l'embrasser panse toutes ses plaies, j'voudrais que lui prendre la main détruise ses complexes, j'voudrais que dormir à deux soit la solution de tous les maux, l'inspiration de tous les mots. 

J'voudrais que tu ailles bien. 
J'voudrais que l'amour lui aille bien. 

On est trop jeune pour tant de lourdeur, on est trop jeune pour tant de mal. 
Laisse pas ton âme rose se ternir. 

«J'ai mis ma p'tite âme rose en quête d'un beau grand amour, ce fut mon grand défi de femme, et la faille dans mon parcours.» 


jeux d'enfants.

21.1.09

Honestly.

- Ma vie c'pas un soap américain comme la tienne... J'suis beaucoup plus balancé que toi.
- Ok. Pis moi j'suis déséquilibrée??!
- Ouais. 

Ma raison s'est clouée dans ma planche d'équilibriste. Malgré les efforts en vain de ma volonté pour éviter de les voir s'emboîter, le mal était fait: je les égarerai à jamais ensemble. Perdre pied c'est perdre la raison, tomber de ma poutre c'est tomber de ton ciel. Point. D'exclamation. (pas assumée). 
- Tu te bases sur quoi là? 
- Sur les griffes qui ont remplacées tes ongles fins, sur tes sourcils qui se froncent quand j'te regarde trop longtemps dans le blanc de l'imagination, sur ton lit toujours tout à l'envers, sur ta mitaine trouée pis ton lave-vaisselle jamais vidée. 

- ... 

- Sur le tas de couvertes qui traînent dans le salon, sur les larmes que t'essuient dans tous les visages sauf le tien, sur les gros chagrins qui te pèsent parce que tu te mêles de voler ceux de tout le monde, sur tes éclats de rire de jour et tes crises de nuit, sur ton maquillage trop parfait. T'es ma constante contradiction. T'es grise. Ouais. C'est ça que j'veux dire. T'es grise. Et ça m'énerve.

Je fake mes extrêmes. C'est jamais tout noir dans mon calvaire, c'est jamais tout blanc sur mon nuage de vapeur. Y'a un trop-plein de mémoire qui va me faire crever. 

- C'est parce que j'me souviens. J'me souviens de la malhonnêteté quand on me dit: «j'te le jure», j'me souviens de ta réputation de cave quand t'appelles chez-nous, j'me souviens du goût de tes lèvres quand t'en french une autre, pis j'me souviens que  j'me relève toujours avec des centimètres en plus quand j'tombe trop bas pour ton coeur au gaz. Pis être plus grande que toi j'aime ça. 

- T'as pas envie de faire confiance pour une fois? 

- La dernière fois j'ai perdu la raison. Mais j'aimerais ça oui... Donner un coup de bleech sur mes murs, noircir des pages de pensées dont j'suis absolument certaine. 



«I've never been so unsure of what I know.» 

18.1.09


T'as brouillé les cartes et j'ai perdu ta trace
Paumée, je suis retournée sur mes pas. 
De tes roses les épines ont piqué mon spleen, j'me suis retrouvée au bord du mois
Ton indifférence à mes avances a presque eu raison de moi, mais ça y'est, c'est fait...
Je tire un trait sur toi. Voilà.
J'ai mis une pile neuve dans ma machine, son moteur est un coeur qui bat et quand je la pilote,
les hommes n'ont d'yeux que pour moi. 
Sartre et Descartes, je lis tout ce qui passe
La nausée et l'enfer... c'est toi. 
De tes invectives, j'ai neutralisé le givre.
Tes missiles ne m'atteindront pas. 
Dans l'indifférence des bars et des dancings clubs je me retrouve parfois, 
des préférences qui ne concernent que moi...
Et t'auras beau rire de mes délires, sache qu'ils n'appartiennent qu'à moi!
De ma mire, tu ferais mieux de fuir, crois-moi. 


- les invectives. 

14.1.09

j'ai peur maman.

Grande bulle de verre. Que j'ai construite et maintenant j'vis dedans. 
À l'abri de vos vérités. À l'abri de ce que mes yeux refusent de regarder. 
J'vis dans une bu-bulle transparente, j'me protège de vos commentaires. Chu-chut. 
J'ai sans le vouloir claquer la porte au nez de la réalité et souhaiter la bienvenue à la naïveté dans mon trou d'enfance retrouvée. 
La naïveté que j'croyais avoir reniée. Que j'croyais avoir chassée. 
Vous me déceviez en l'invitant chez-vous, je n'avais aucune idée que je l'incarnais en chair et en émotions. 
P'tite âme pâle qui passe droit devant vos sorties de parcours. 

- J't'es écris une chanson. 
- Une chanson...Y'a rien à dire sur moi. 
- C'est pas sur toi. C'est sur la vie que j'nous rêve. Le désir qui me traîne et l'amour qui me fouette. J'ai caché tout ça dans ma guitare tout l'été. T'as rien vu? 
- Non. 

Vous recommencez. À choisir le détour. À tortuer nos chemins. À débarquer de la normalité. À me faire peur. Ma bulle de verre laisse passer de l'air et je vais suffoquer bientôt. 

Occupée à me protéger de tes extrêmes en passant la porte de ton monde, j'ai pas vu passer l'évidence de ton amour, je l'ai manquée, je l'ai écouté se cacher dans des figures de styles et des refrains des années de vie plus tard. 

Persuadée que t'étais tout vrai tout moi, j'ai pas vu passer l'évidence de ta situation, je l'ai évitée, je l'ai écouté pleurer une nuit de janvier. Je me suis brisée en même temps que ma bulle s'est fissurée. 

Et là j'me retrouve devant toi, des coups de poing au visage pour me rendre à la criss d'évidence. 
J't'es fait une place dans ma bulle. À l'abri de ta vérité. Laisse-la dehors. 

- L'imbécile (mal)heureuse. 






12.1.09

Rainy Monday


- I've lost it. Censure everywhere. Unable to write something good. 
- I don't know... Write something like: Feelings hurt my writing... 

Feelings hurt my writing. Ce qui s'opère dans mes artères me paralysent les extrémités, ce qui a inondé ma chambre à coucher a vidé mes encriers. Je m'excuse. L'imprévisible m'a secoué la stabilité, la vérité s'est poussé. J'crois que personne assumait sa présence anyway. Alors j'ose pu me tremper l'émotion, j'sais plus comment joué sur la sémantique, j'me souviens plus comment me décortiquer les sentiments et me brasser la fragilité. Ma vision de la tempête ne reflèterait peut-être plus les vraies conditions. Et l'ignorance je la méprise. Et la naïveté, j'l'es renié. J'ai pu le courage d'utiliser mes mots de gamine pour m'enlaidir devant trop de non-confiance ou pour m'embellir comme une bouée de sauvetage dans une profonde flaque de jalousie. Pour te faire parvenir le rayon-X de mon coeur que t'as écorché ou pour tenter de t'examiner. 


Le peu de bravoure que je possédais est venu s'écraser contre le mur de ton honnêteté. 
La dose d'aplomb qu'on m'a légué a fugué dans un ailleurs moins gris que mon affectivité déplacée. 

Je pleure tes aveux. Les larmes viennent remettre de l'éclat dans mon regard de désillusionnée. Elles font reluire la peau sur laquelle j'aimerais que tu te colles et restes tatoué. Elles font tomber mon masque de béton et noircis mon mascara jamais fidèle à sa publicité. Elles te crient tout ce qui me court dans le crâne sans que mes lèvres tremblent et te donnent la clé de mon impassibilité. Elles font de moi l'enfant que j'aimerais qu'on berce. Elles font éclater ma bulle pour se reformer autour de nos deux âmes agrippées ensemble pour faire face à la tempête. Des guerriers de l'espoir déchu. 


J'suis plus jolie quand je pleure. 

10.1.09

middle of nowhere.


Le froid avait un p'tit je-ne-sais-quoi de chaleureux. J'm'étais bien habillée pour pas geler, avec un toi comme coupe-vent et un lui comme pare-brise, j'me sentais en sécurité dans cette ville bien trop grande pour ce que j'ai à lui offrir. Puis décembre m'a joué dans le dos et sa malhonnêté m'a frappé comme une tempête, m'a fâché comme une pluie verglaçante en talons hauts et en pleine nuit. Le mensonge m'a ligoté devant le fait accompli et on m'a demandé d'y survivre, de m'échapper, toute seule comme une grande affrontant le monde. 

- Y'a rien de vrai dans le dernier mois, vous me l'avez volé. 

Et je me retrouve face à janvier, gonflé d'air, vide d'espoir. Et je me retrouve devant ton malaise, les jambes bien plus grandes que l'image que j'ai de toi, la perception altérée. Et je me retrouve face à nous, mes broches s'emmêlent et l'histoire que j'étais en train de nous tricoter change de direction. Le résultat sera pas le même. Le motif s'est inversé et les couleurs sont moins éclatantes que dans mon souvenir. Mon souvenir truqué, mon début d'hiver raté. Mon cerveau est mélangé. Les images des dernières semaines sont floues. Quand je m'assois pour les regarder. ce qui avait l'air d'un casse-tête complété affiche maintenant quelques trous ici et là. 

- On a caché des morceaux. Sinon c'était trop facile. 

C'était trop simple. Et vous m'avez surprise au détour. Les mots qui me sortent du bout des doigts sont laids, les phrases qui se présentent la syntaxe se suivent pas. Quand les mots retrouveront  de leur beauté, j'viendrai saupoudrer un peu de bleu ciel à la croisée de nos chemins.