16.5.09

necklace

On m'a offert une clé. 
Toute petite, toute délicate. 
Bien trop menue pour s'attaquer à l'ouverture d'une quelconque porte. 
Même pas celle d'Alice. 
Elle est tellement légère qu'elle doit rester accrochée en tout temps à une chaîne d'argent. 
Elle se cache derrière les autres breloques qui se balancent sur la même chaîne 
que j'me suis dépêchée de passer à mon cou. 
On m'a offert une clé qui en apparence ne dévérouille rien, 
qui manque en quelque sorte à sa mission de clé... 
Et il n'y a rien de plus beau qu'une clé lorsqu'on ne sait pas ce qu'elle ouvre. 



(Sans le savoir, t'as tourné la poignée d'un paquet de portes 
en enfermant ce bijou dans une boîte bleue aux fleurs blanches)



woman king.

J'ignore ce qui s'est passé dans les dernières semaines. 
On m'avait dit qu'une plume s'égare facilement, sacré vent, alors qu'il valait mieux la garder avec soi et la faire danser tous les jours. Tous les jours. Ce que je n'ai pas fait, donnant l'impression que je m'étais égarée avec elle et avais sombrée dans un espèce de néant, dans une profonde banalité. 


Ce n'est pas tout à fait faux. 
J'ai enfilé les jours comme les masques ces derniers temps, mettant les émotions à la porte de mon appartement et me contentant de son corps pour les frissons. Son corps que j'avais oublié, ses mots que j'avais supprimé dans le but de décrocher. J'ai fait mes nuits, meublé mes jours d'obligations. Je me suis tenu debout, j'ai même remarqué que j'avais grandi de quelques centimètres en me relevant le menton. J'ai déménagé. J'me suis installée dans un ailleurs tranquille et sans remous, un ailleurs qui me promettait tout plein, mais n'accomplissait rien. J'n'ai rien fait de grand... J'me suis assoupie dans un coin de ma chambre et j'ai attendu. Attendu quoi j'en sais rien... Ce qui me fait envie aujourd'hui m'ennuie demain, alors... 


Et ce n'est pas tout à fait vrai. 
La banalité m'enrage. La dramaturgie me garde en vie. Pas celle qu'on s'invente, pas celle qu'on se crée, mais celle qu'on provoque, celle qu'on porte par défaut. J'ai hiberné par chagrin d'amour et je me suis réveillée dans les bras d'un autre, portrait typique de l'ado en crise, mais je m'en fou. J'ai échangé la grande histoire pour quelques baisers volés.Une idée de liberté qui m'a prise. J'ai osé la déclaration avant qu'on me fasse taire d'un chuchotement dans mon oreille droite. J'ai plié bagages et je me suis enfuie à la maison avant de partir pour de vrai, cette fois-ci pas pour fuir, mais pour vivre. Détruire le quotidien que je défile. Mourir à chaque pas pour renaître à chaque escale. 
Adieu l'amertume. 
Maintenant que j'suis bien éveillée, que j'suis sortie de ma torpeur, que j'ai lâché prise et rattacher mes lacets... Regarde-moi... 



















I'm running through the music, stepping on each note
I'm running through the pictures, playing everyone's role
I'm running to the top...
Running from the fear of not knowing where I go. 

30.4.09

«C'est parce que j'sais pas pourquoi j't'aime 
que j'sais que j't'aime vraiment.»




à défaut d'avoir su trouver les mots avant.
au bout de notre fil y'a l'amitié qui prend des notes.
union.

27.4.09

Pour vrai, je sais pas par où commencer. 
J'ai jamais fait ça. 
Je t'ai même pas salué. Peut-être que toi tu le fais tous les jours et que je ne l'ai jamais remarqué. Jamais senti serait probablement plus exact. 
Je sais pas par où commencer parce que j'ignore si tu me connais, si tu m'espionnes et me protèges de loin, ou si tout ça ne naît que de mon âme en quête d'une réponse à ses tourments. 

Je sais pas quoi t'écrire parce que j'veux pas te décevoir. C'est la première fois que je me tiens devant toi la tête haute, je veux seulement te chuchoter ce que tu veux entendre... C'est la première fois. M'espérais-tu encore? M'espérais-tu? 

Ta présence est-elle sélective ou tu t'obstines à veiller sur tous ceux qui t'ont aimé? Tes deux fils se tournent le dos depuis des années, ça te fait quoi? Peux-tu pleurer là-bas? Quoique la douleur n'existe peut-être plus... sinon à quoi bon quitter le plancher. Ta femme se rapproche un peu plus de toi chaque jour je pense, si tu savais à quel point ça me terrifie. T'as supprimé le mal qui la traîne vers toi dans le rêve d'une de tes filles, recommence. Fais-là courir vers toi si elle doit absolument te rejoindre au moins. Mais laisse-la me raconter la vie que je n'ai pas eu le temps d'admirer. C'est l'anniversaire de ta plus jeune aujourd'hui... Chaque jour, je tente de lui ressembler un peu plus. Est-ce qu'elle te parle souvent? J'imagine que sa maman discute avec toi tous les jours... Et que tu es à l'écoute depuis toutes ses années. J'imagine, je présume, je suppose, parce qu'en ce monde où rien n'est certain, j'ai envie de tuer le doute avec toi. Te faire survivre. Et là je me dis que c'est peut-être un peu égoïste...Remettre mon destin entre tes mains et croire en ton hauteur... C'est un jeu facile, mais c'est difficile de ne pas arrêter de croire. Je pense que tu le sais, que de ce côté je n'ai franchement rien à t'apprendre. 

Depuis que maman t'a demandé de me venir en aide que j'pense à toi. À nos rencontres invisibles dans les champs de la Gaspésie, à tes réincarnations dans tous les animaux errants que j'ai pu croisé, à mes mouvements qui s'apparentent peut-être aux tiens, à toutes nos ressemblances remarquées par tes enfants, mais gardées comme en secret. Au si peu de choses qu'on a pu me raconter, je te connais de ton prénom et de tout l'amour que te porte ma maman. 

Et si te jaser me rendait moins amer? Et si dans un silence des plus spirituels tu me remettais ma chance dans les mains? Et si tu transperçais le ciel chaque fois que mon coeur se gonfle? Et si tu m'avais bercé? Et si tout ce que je suis n'était que le résultat des chemins que tu m'as fait prendre? 

Pardonne mon retard. C'est 20 ans plus tard, à la veille de l'âge de maman l'année que tu l'as déserté, que j'fais appel au premier homme de sa vie, que j'entre dans la conversation, que je t'implore, que je te raconte, que je confie mes émotions caractérisés par l'intensité et que je prie dans l'incertitude de la jeunesse. 

Et au fond, t'as toujours été là. Comment tout ça aurait-il été possible sans toi après tout... Tu sais ce que j'attends, tu sais ce que j'espère, tu sais que je te fais confiance, je sais que t'en fait autant. 


Marie-Philippe

PS: merci, pour tout ce que je te dois... j'imagine... j'te fais un clin d'oeil. 








23.4.09

00:03. «». 

- un ami, c'est quoi?
- ... c't'un amour qui commence pas. 

Toi tu voulais qu'on reste ami, mais t'étais déjà l'ex de ma vie. 
Tant pis si c'est trop flou. 

19.4.09

In my secret life


J'vais t'écrire un livre. 
Des pages noires blanchies de ta vie parce que tu fais changement. 
J'vais t'écrire un bouquin de fleurs et les parfumer de ton quotidien sucré. 
Du bout des doigts, je vais coucher ton existence sur du papier froissé, mais indéchirable. 
Laisse-toi vivre, j'm'assoierai dans le coin de ta chambre un cahier bleu sur les genoux et une plume fragile qui rougit dans la paume gauche. Laisse-toi mordre par les femmes, endors-toi sur mon épaule que je puisse attraper ton subconscient et l'imager à la perfection. 

J'pourrais faire de toi le plus courageux des héros, ou te présenter à Montréal comme j'te vois, un p'tit gars avec deux coeurs sur ses lacets, le sien et le poids de celui du monde entier. J'pourrais faire de toi le plus grand des hommes, la tête dans les nuages, les bottines au plancher. J'pourrais faire de toi un homme. Tout simplement. T'écrire comme j'aimerais te lire. Les bras assez forts pour repousser mes galères et as
sez solides pour me ramasser à la p'tite cuiller. Les yeux qui n'ont pas peur de la noyade et le regard qui dit tout. Les cheveux en bataille au réveil, le coeur en bataille tout le temps. Pas de monstres en dessous du lit, pas de monstres dans ta vie. Un homme debout sur ses deux pieds. 


J'pourrais rien faire de toi. Enfilez les chapitrescomme j'collectionne mes journées avec toi. Tromper le roman avec le journal de bord. Portrait de tes faiblesses, hommage à ce qui te rend fort. Des passages de vérité, témoignage d'une femme qui ne sait plus quoi faire du trop plein d'amour qu'elle traîne pour un homme. Ça pourrait être sensible, ça pourrait frôler le pathétisme de l'eau de rose. Mais il faut lire pour comprendre que c'est tout sauf cela. Je m'en distancierais pour te laisser tout l'espace, qu'à chaque page, qu'à chaque mot on te respire, mais j'espérerais malgré moi retrouver un peu de moi dans tes aventures. Que l'auteur devienne l'inspiration de son personnage, que tu prennes vie dans ce que j'écris et l'appliques à ta vie. 

Quand la fiction s'amourache de la réalité. 

J'vais t'écrire un livre avec une illustration centrale qui remplacera tous les chapitres qui auraient suivi. 


Sans titre. Je ne le signerai peut-être même pas. Des phrases venues du ciel, un roman né d'une in
somnie. 

J'vais t'écrire un livre. 


12.4.09

party and bullshit.

- Sans être une fille facile, j'étais pourtant pas difficile.


Fous-toi à quatre pattes que j'marche sur ton dos. Construis-moi un podium. Fais-moi grimper dessus. Le ciel s'incline et me félicite de t'avoir dans ma vie psychosée de femme solitaire.


«Attention fragile, ce soir j'me déguise en femme, je serai seule et sans larmes.»


Au sommet de mes talons hauts et de mon indécence, je sais que j'te ferai passer un sale quart d'heure dans le coin de ta vie. Dans ce bar rempli de visages sans lumières j'ai que ton regard pour me saoûler et c'est bien assez. J'danserai tant que tu m'imagineras dans ton lit, j'éclaterai de rires à genoux devant des phrases sans sens pour te donner envie de te pendre à mes lèvres en me tenant par les hanches, j'crierai des obscénités pour que tu me traînes dehors et m'embrasse à pleine bouche et en pleine rue. Attache-toi à mes souliers jusqu'à ce que je te fasse déguerpir. J'ai besoin de toi pour assumer ma démarche, pour me déshabiller, pour garder en tête l'effet que j'peux provoquer quand j'revêt un peu de confiance et que j'me parfume à l'indifférence. Rappelle-moi que tu ne te glisseras jamais les pieds entre mes draps. Fille ingrate qui entretient le mythe de notre calvaire platonique. 


Tu m'as aimé d'travers trop longtemps pour que j't'offre autre chose qu'un pudique spectacle. On a pas fait l'amour, mais on a pas vraiment fait mieux. 


J'en profite toujours autant. Remonte mon estime en me frôlant des chevilles aux cheveux. 

«Pis si j'mentais comme une malade, c'tait juste du mystère féminin.»

5.4.09

se sauver à toute violence. 



morning sickness.


J'fais de la lecture à vue sur ton dos, j'connais par coeur tout ce que j'y lis, de mon index sur ton épine dorsale j'efface toute ta prévisibilité et y déverse mon imagination. T'as la colonne couverte de ma bouche et ta nuque se relâche. Ta respiration en fond de trame, je cherche le rythme de mes mouvements. J'ai envie de te faire valser, mais ton immobilité m'empêche de t'étourdir. La tête renversée, le plafond illuminé de ton cinéma, film de mon ivresse retrouvée dans ton lit. Si la vie ne me saoulait pas autant, ma beauté serait plus évidente. La bouteille à portée de main, je te fais boire à chaque sourire qui arrive pile à l'heure et que je chante à ma façon. Tu me forces à te faire face et un théâtre se déclenche dans ma tête. Je prie nos dieux pour te le jouer. 


Et soudainement, les bouteilles vides se remplissent d'amertume et de mes deux mains j'te force à te ramener la tête et nous regarder dans le miroir. Les corps nus, les joues embrasés et les lèvres encore marquées, c'est bien au-dessus de nous, c'est bien en avant de ce qu'on est. C'est ma tête engourdie, c'est mon cinéma, c'est rien de toi. L'alcool te fait courir pour me prendre par les cheveux et te fondre dans mon cou, une eau de ma vie me suffit pour te vouloir toi et tout ce qui se fait de plus doux. J'suis trop extravagante pour te plaire dans ta sobriété. 


Rhabille-toi de ma désillusion.

Ce matin j'ai compris. 


Sunday just called. Said it would be a hard day. 

28.3.09

La navette Discovery s'est posée sur Terre.

Obama parle comme Bush.

David Lynch a sa page Twitter. 

Susan Sarandon est en nomination à nos Jutra. 

Il fait soleil sur Montréal. 

Et la vie a fait de moi son brouillon, de toi son oeuvre. 

J'méprise l'ordinaire à tes côtés, mais si je n'étais pas capable de l'exceptionnel? 

J't'attends au pays des chimères. Que tu y mettes un peu d'ordre...


m. 











18.3.09

I am he as you are he as you are me and we are all together.

J'crois que le printemps allège ma plume. Bien sûr y'a nos corps endormis, nos matins gris et nos yeux qui se font petits, fatigués des masques qui défilent et de leurs menteries, bien sûr y'a les crises de notre adolescence qui ne finit plus, y'a les larmes qui inondent ma salle de bain, ma cuisine en bordel et le chaos de nos coeurs qui battent la chamade ou s'arrêtent pour nous faire peur. Bien sûr y'a les nuits jamais assez silencieuses, les téléphones alarmants, les drames de juvéniles et les émotions qu'on se refusent de vivre, mais j'crois que le printemps allège ma plume et depuis que le vent s'est affaibli et que j'ai troqué mes bottes pour mes talons, mes doigts se meurent d'envie de danser pour vous. 

On roulait en silence, tard le soir, ton refus d'allumer la radio me dérangeait, mais y'avait tout une symphonie dans ma tête. Une mélodie céleste, presque solennelle, mais puissante et si forte, je croyais vous entendre la fredonner. La symphonie de notre histoire en trois actes. Il y avait toi et moi, l'union, les deux gamins ensemble pour toute la vie, les pilliers dans ce monde où tout est fragile, puis toi et lui, les deux hommes autour desquels ma vie tourne, les deux gars gâtées par la vie, et lui et moi, tout en accéléré, proximité secouée puis retrouvée, d'un extrême à l'autre, tout en douceur. Et il y avait notre «ensemble». 
Espèce d'unité qui intrigue et qui dérange. Trois âmes qui se complètent pour former deux ailes. Ensemble on se grandit d'un pied et aucune autre vie n'arrive à la cheville de celle qu'on berce.

On roulait en silence et j'avais le sentiment que nos têtes couraient toutes à la même vitesse, nos esprits conversaient sans que nos lèvres les appuient, on en était rendu là, aussi loin que ça et plus loin encore. Les rêves qui se parlent et le menton en avant, on plane au-dessus de l'Espagne et de tous ceux qui nous envient. 

J'voulais que t'arrête la voiture et qu'on se bouscule pour en sortir, qu'on se tienne droit face au vent, moi au centre, en vous tenant les mains, qu'on respire notre chance le torse ouvert, face à la vie qui nous fait des clins d'oeil depuis un moment. Prendre l'instant pour mordre dans la beauté de ce qu'on porte au bout de nos bras, probablement l'une des plus belles histoires et si «notre histoire est de celles qu'on écrira jamais», bien je m'en chargerai, un cahier sur les genoux pendant que vous courez jusqu'à la mer Méditerranée.



14.3.09

Now that you gave me something really big to write about, just give me time to put myself back together. 

Was I such a bad friend, a terrible lover and a mistrusting person for you to all lie your asses off for years ?


9.3.09


C'est tellement pas pour moi. 
Je m'y plais parce qu'il est là, mais dès qu'il n'répond pas, je me souviens à quel point c'est pas pour moi. 
Je viens du haut de la falaise, où le silence s'assoit et que l'espace s'étend les bras. On m'a oxygéné d'un air trop pur pour que je survive ici maintenant. Je parle un français qui se tord, langue perdue et retrouvée à l'embouchure du fleuve, langage codé et c'est bien comme ça. 

Y'avait Hallelujah qui se faisait entendre dans la voiture et y'avait le bonheur pour me faire accélérer. Je conduis trop vite, je sais, c'est que j'ai jamais beaucoup de temps ici, je fais tout rapidement à moins que vous ne soyiez avec moi, qu'on longe le fleuve avec des musiques qui se dansent pour étouffer nos confidences et accentuer nos éclats de rire. 

Y'avait Hallelujah à la radio et je me suis mise à penser à elles. Des états bruts, des âmes nues, des forces de la nature. J'ai écouté l'écho de leur simplicité et je m'en suis saoulée. J'en suis tombée terre à terre. J'en ai quitté mes émotions fortes et mes attachements capricieux. Un coeur qui se fait aller modérément pour faire changement. 

Y'avait le soleil qui se couchait et l'espoir que le bien-être qui m'habitait ne me quitterait plus. 
J'ai refait mes valises à contre-coeur, par habitude. Je soupçonne mon décor de me crier de rester, de s'être habituée à me réveiller en me coupant le souffle. Je me dis que j'm'en viens te rejoindre. 
Et de retour dans la ville grise, je passe la porte pour constater que ce monde ne va pas mieux. Qu'il est plus attentif quand je suis loin, que lui manquer me fait du bien, que la poussière colle au plancher et que ma chambre est trop petite. Je boude ma solitude, j'ai envie de pleurer au téléphone, qu'on s'occupe de moi, mon ennui me culpabilise. J'voudrais surtout pas le déranger, lui offrir un grand sourire de loin puis continuer mon chemin, lui présenter ce que j'suis quand j'retourne où j'ai fait pousser mon indépendance.

 
Les super-héros ne pleurent pas. Et se faire dire qu'on est fort ça ne suffit plus, faut le sentir au fond de son ventre aussi.  


J'm'ennuie de ma mère. 


Et j'aurais aimé que t'appelles. Que tu le sentes. Même si ça te saoule, même si ça t'est lourd. C'est un emploi à temps plein que t'as pris. 
J't'aime ben pareil... 

5.3.09

J'voudrais retrouver le tour d'écrire sur toi.
En attendant, j'remplis ta boîte de réception en te parlant de moi. 

On part dans 2 mois et 16 jours. 

PS: J'ai peur du jour où l'on nous séparera à en mourir, mais j'suis vraiment fière de toi. J'savais bien que tu les épaterais... Je te connais.