5.12.08

Viens à l'abri dans mon paysage


J'suis étourdie de petites moi pour la millième fois. 
Je ne demandais pourtant pas le fleuve à boire.
Peut-être que je désapprends. Après cette époque de malheur où les larmes ont noyé mes oreillers et noircis mes ongles, j'ai réappris. La différence de toi à moi. Mes sensations fortes et tes sourires malhabiles, l'héritage de ma maman et tes silences d'enfant de 8 ans. 
Je perds à toujours douter, j'ai envie de gagner, alors je me suis rassurée...pour la millième fois. 
Consciente des pires horreurs, je me contenterais bien de seulement sentir ton coeur, retrouver le battement de la naïveté, j'ai perdu le rythme il y a quelques années. 
Je brandis mon drapeau blanc. On voit plus clair près du rivage. Veux-tu être le soleil de mon horizon? 
(PS: Amylie, je t'ai jusqu'aux oreilles et je t'aime beaucoup toi)

1.12.08

L'appart est un mess pis j'men fiche. 
Ça l'air d'une grosse chambre de fille. 
J'reste saine d'esprit. 

Pis maudit tout ce qu'on dit se publie. We're on the top of the world or what?!! 

Ben oui c'est le soir des posts incompréhensibles. Pauvre minou descend plus bas si tu veux du contenu on s'amuse ici. 

J'vais aller écouter G.G. The WORLD is a mess for god's sake on s'en sort pas. 


30.11.08


Une chance qui a Staël qui se fout de mes drames ce soir. 
Une chance qui a Staël ce soir. 
C'est à moi que t'offre ton silence pis j'en ai rien à foutre. 
«Tout finit par se savoir.» À tiens donc.. Ben oui... Tu me prends pour qui?! 
Ce soir, j'ai même pu envie de partir. 
J'ai même pu envie de l'haïr. 
Jme croise les bras et j'attends que tu me traites en adulte. 
J'viens de remplacer mon coeur d'enfant pour un vrai. 

Ce soir, j'ai même pu envie de partir. 
J'reste ici. J'me croise les bras. J't'ouvre les yeux pis j'me garoche en décembre. 

Fuck làà. J'ai fini. Game over. Le jeu vient de changer de bord. Pis tu joues à quoi pendant qu'on y est là??!!!! 
C'est pu pour toi ici. X en haut à gauche. Sors. J'ai retrouvé comment je m'appelais. 

C'était pas grand-chose, mais sans le savoir t'as un peu sauvé ma journée. 
une conversation sans retenue, où je peux tout balancer sans me faire dire de ralentir. 
une conversation sans masque, où du malheur de l'autre tu peux te permettre de te réjouir. 
Ben oui, Black and Gold, je me suis revue la fredonner. 


'Cause if you're not really here, then I don't wanna be either. I wanna be next to you. - Sam Sparro. 

Dis-moi que la vie c'est pas juste ça.
J'écris comme une tempête parce qui a rien à dire sur le bleu ciel et le blanc nuage. J'écris ce qui fait mal parce que j'veux que tu me laisses des cicatrices. J'écris en symboles pour que tu te perdes en chemin et que tu me trouves pas trop laide. J'écris en boulimique pour ne jamais m'en sortir. J'écris n'importe quoi pour me donner une contenance. J'écris jusqu'à ce que tu m'en parles. J'écris en me déshabillant toujours un peu plus. 

Je cesserai quand je serai complètement nue. 




J'suis retombée là-dessus, pas vraiment par hasard. 
«La lune qui porte des ficelles s'accroche à mon image qu'elle peut voir de si haut
Que pourrait-elle dire d'un être aussi vide? Elle qui luit de par toutes les couleurs
Quels mots exprimeraient mon âme liquide?
Son texte sans espoir la fait rager, elle pleure. 
Si mon écho pouvait défoncer les nuages, je me grandirais doucement d'un étage. 
Une fois au ciel, quand elle su mes désirs, 
Elle refusa, étouffa un rire 
Prétextant que mon amour était bien trop grand pour toi
Qu'elle ne saurait pas en faire autant. 
Alors mes deux pieds revint se poser sur terre et étrangement j'avais presque tout oublié
Une de ces nuits je te présenterai la lune et j'attraperai ta main pour rester éveillée
Mes nuits sont grises, et tu en es le seul peintre.» 
Hum. 

29.11.08

Warning: Use your words wi-se-ly.

Recollez-moi.
On m'a tranché en deux sur la verticale. En deux parties égales qui se bousculent et s'entendent mal. 

Une partie droite qui n'a pas à se plaindre. Avec toujours le pied au sol et la tête dans le frigo. Qui marche en suivant une ligne blanche pointillée mais qui se risque pas à dépasser. Avec le coeur au neutre, assoiffée de rien, satisfaite de rien non plus. Des nuits tranquilles, des nuages blancs, un soleil sans danger. 

Et une partie gauche qui boîte. Pas trop droite. Le côté du coeur qu'ils disent. Ouain. Le pied coincé dans le nuage et la tête en permanents tourments. C'est le côté qui pleure, qui se lamente, qui cherche la pagaille. Qui se fout dans des galères pour se sentir à 50% vivante. C'est le bord qui aime et qui hait assez pour l'entité.


Et là,
Je sors du pattern. J'm'en fou si ça te fait peur. On fera pas de ta vie un film. On se souvient pas des histoires ordinaires. 
Y'a pas de règles pour les relations. Y'a pas de code de conduite ou de restrictions écrites. On se les crée, on se les invente, on se les intensifie, on se les transforme. Pis ça nous garde en vie. 
Y'a pas de contrat, ni de mendat. T'es li-bre. De fuir ou de t'y accrocher. D'y tenir ou de t'en crisser.
Me suis-tu?! 
Continue de nous regarder aller. 

«I get angry at your words. I'll go home.»

Mes émotions s'érodent et deviennent lisses. Je lève le poing pour dénoncer ce dont j'm'accuse et je cultive mes petites haines en parlant de toi à contre-temps. 
«Je sens rien.»
Ben moi non plus. 
J'me fous qu'y ait pas de neige. J'préfère la version de Spektor à celle de Lennon et j'm'en veux pas autant que tu voudrais d'être égoïste dans mes baisers. 
J'ai le coeur au neutre. J'voudrais me l'enlever de la tête et le lancer sur le feu. Qu'il s'enflamme une fois pour toutes. Que j'me brûle assez pour ne plus recommencer. Que tu mettes la main dessus pour retrouver le battement de ta vie. Que les joues me chauffent, que l'pouls me lâche. 
J'voudrais que tu comprennes ce que j'écris, j'voudrais bien écrire, pu pour me faire mal, ni pour te faire du bien. 
J'voudrais écrire d'un trait. Sans effacer les trop pleins d'honnêteté et le pas assez abstrait. 
J'voudrais que tu parles plus fort que ça. Que t'arrêtes de chuchoter pour pas avoir à crier à force de trop répéter tes non-dits. Arrête de me mentir et j'vais t'aimer moins fort. De la bonne dose. 
Sans les crises de larme et les élans d'exclusivité. Comme tu voudrais. Arrête de mentir et j'vais y parvenir. 
C'est pas ça que ça devait donner. C'est pas de ça que j'voulais traiter. 
J'vais me contenter de l'ordinaire en attendant les mots qui te feront vibrer. La phrase qui te fera pleurer, celle qui te fera me citer. 
D'ici là, j'me pratique. En disant ça, je perds pu la face devant tous ces auteurs improvisés avec la jeunesse pour signature. 
Et j'me rends compte que depuis que t'es là je perds de la vitesse pour te faire avancer plus vite. Et j'me rends compte que les rôles ont été mal distribués. Et j'me rends compte que j'suis mauvaise perdante. Et j'me rends compte que j'pourrai jamais gagner dans ce jeu que j'ai inventé. 

Maudit Montréal. Pleins de sens uniques et de détours inutiles. 
J'voudrais tant que tu comprennes ce que j'écris. 

Un jour faudra s'assumer. Avec les vrais mots. Ceux que t'auras choisis. 

PS: Vos «Je t'aime» sonnent faux. Et j'en suis profondément désolé. 



Boys are stupid. Throw rocks at them. 
Girls are naive. Forgive them and give them rocks. 
À date on en est là. On va continuer de grandir... pis on s'en reparle. 

Je souligne le travail d'équipe sur cette réflexion.

27.11.08

je m'ennuie ce soir.


J'écoutais Save Tonight. 
Pis j'me rappelais la compilation qui portait ton nom.
Pis j'me rappelais cette soirée-là, où j'étais sortie en douce, te retrouver sous des arbres. 
J'me souviens d'aucune parole... que des images. 
De toi qui pointe les constellations, de moi qui grimace à tenter de retenir leur nom, la vie était belle. 
La vie était comme dans les Richard Curtis et les Marc Forster
J'suis sur que le ciel se disait qu'on était beau, à se serrer dans nos bras et se dire qu'on s'aime. 
J'suis sur que les étoiles étaient jalouses. 
J'suis kitch. 
Et des années plus tard, la vie se permet de bouder et le ciel s'est assombri, mais ce soir j'ai envie que tu fermes les yeux, et que tu retournes sous les arbres. J'vais t'y attendre les bras ouverts. 
«Forget all about the pressures of days, do what I say and I'll make you okay. Look at the stars.» - C'est pas Save Tonight mais... celle-là aussi m'fait penser à toi. 
Your 4th sister. 

26.11.08

«On tente de faire acte de présence dans l'évidence, on comble les silences, on brûle le temps, on bouge les meubles... Et on échoue. Tant que ça flotte et que ça nage en nous, cette émotion indésirable qui nous fout à genoux, tant ça vogue on échoue.» - J'ai déjà dit ça...
Ouais, je mérite les guillemets aujourd'hui. 
Y'a plein de scénarios inachevés, d'histoires pas finies ou mal commencées qui dorment sur mon ordinateur. 
Ça commence à ressembler à de l'autobiographie. 

25.11.08

L'hiver s'enlaidit et la nuit s'avance. À l'heure qu'il est, les réflexions qui suivent auraient dû se faire en rêve, elles ont déja le caractère flou et précipité qui va avec. Mais j'suis chez-moi ici, c'est rempli de règles que j'ai écrites et enfreintes. Le silence a perdu de sa valeur, je le vends pour presque rien à qui veut bien l'entendre. Son prix cheap me permet maintenant de bouder à voix haute, d'être fâché fort, d'haïr avec la bonne intonation. Les femmes qui l'ont acheté viennent visiblement pas d'ici, elles ricanaient entre elles dans une langue qui chante, et elles sont reparties avec lui en riant plus fort et en me faisant sentir plus soulagée que jamais. C'est que je l'avais acheté pour faire plaisir, pas pour moi, juste pour qu'on continue de m'aimer avec la même force et qu'on m'accuse pas de vol à l'étalage d'émotions injustifiées. J'en avais fait usage quelque temps, puis comme toute chose, je m'en suis lassée. Je me suis écoeurée. Je l'ai mis en ligne, mais personne en voulait. Y'a pas de garantie qui vient avec, il peut te lâcher n'importe quand. C'est pas un bon investissement. J'pensais avoir fait un bon deal et m'éviter d'autres achats comme le pardon, les remords et la raison, qui se vendent encore plus cher... mais non, erreur. Erreur d'acheteuse débutante, de fille bruyante qui savait pas à quoi s'attendre. 

J'm'en suis débarrassée. Et j'avais écrit tout un paragraphe de vérité. Direct, avec un vocabulaire simple qui te pogne au coeur. Pour que tu comprennes ce que tu comprends déjà. Mais je me suis mise à pleurer et dans ce temps-là mon courage fout le camp. Y'a pas envie de voir ça. Y'a plein de lignes qui s'écrivent et qui s'effacent. Merde. 

J'veux retourner chez-nous. J'ai choisi la fuite. C'est lâche hein. 
J'voudrais réécrire sur toi, avec des belles images de paysages, de nuages et de soleil qui claque. 
Mais j'ai pu rien à dire. Ça te fait quoi. 

Vend donc ton ostie de silence. 





«Home is a place you grow up wanting to leave, 
and grow old wanting to get back to.» 
John Ed Pearce

bonne nouvelle!


J'passe toutes vous chercher. 
Laissez-moi conduire. Vous serez mon ivresse ce soir. 
Y'a beaucoup de neige ici, c'est beau. 
Paraît que le vol affiche complet, paraît qu'on fête ton anniversaire? Paraît que... bienvenue à la maison. 
Ça fait longtemps qu'on s'est vu, doit bien y'avoir quelques histoires intéressantes à raconter? Les derniers drinks étaient alcoolisés de rumeurs! Que les dos se retournent, on essaie de discuter ici!! 
Je soupire, je retire mon masque, relève mon mento
n et vous sourie. C'est toujours un plaisir de retourner à la fontaine, c'est toujours un plaisir de me présenter au gate avec vous, c'est toujours un plaisir. Et je veux jamais repartir. 

Maudite double vie. 

PS: Pour vrai, je m'ennuie vraiment de nous. Dieu qu'on est simple nous hein... :) 

Mary 

23.11.08

Un pied dans la cour de récré

Mon taxi s'enflamme, l'hiver se calme les nerfs et les frissons changent de nature. 
Ce sera toujours l'été quelque part. 
J'te fais un clin d'oeil. 

PS: ça me fait écrire, mais rien ressentir. Juste une raison de bien feeler, et de rentrer tard. De bien dormir aussi. 

Bonne nuit, y'est 00:50. -xoxo- 
Bad girl that buries her fear into the drinks.